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25.06.2007

Une inébranlable conviction sur notre destin, par Shanda Tonme 

Photo: Logo de Umkhonto we Sizwe (16 Decembre 1961); arme militaire de l´ANC.



Le vote des esclaves

Pour des lendemains de ténèbres


Les peuples ont le destin et les dirigeants qu’ils méritent. Nous ne l’avons que trop entendu. Mais il faut aujourd’hui compléter cette assertion par une autre : les peuples ne réagissent pas toujours au moment où on les attend. Ils peuvent donner l’impression de se conformer à certaines situations et à certains dirigeants, tout en cultivant des rancoeurs tenaces susceptibles de déboucher à tout moment sur une explosion révolutionnaire.

Il en va ainsi lorsque l’art de la politique dévient un exercice ouvert de tricherie et d’exclusion, et lorsque confortés par le relatif silence de la rue, les gouvernants s’arrangent à s’éterniser au pouvoir en bloquant toute alternance pacifique. Il n’y a pas dans cet art politique répugnant pire instrument de provocation et d’exacerbation des rancoeurs, que de fausses consultations électorales. On entend bien par fausses consultations électorales, celles dont les buts ne rentrent point dans un souci de connaître le sentiment des citoyens sur l’avenir de la cité, de recueillir leurs avis sur le choix des personnes aptes à conduire leurs destins et par conséquent à parler valablement en leurs noms.

La révolution comme ultime expression du mécontentement des citoyens face à des pouvoirs qui prétendent gérer leur destin sans leurs avis est un passage obligé pour tous les systèmes despotiques. Il ne faut pas entendre par système despotique le genre de gouvernance qui accumule les tas de cadavres et règle les affaires courantes avec les canons, les prisons ou les condamnations à la potence publique. De nos jours, les despotes se font plus éclairés et se contentent d’avoir la haute main sur les caisses publiques pour assurer leurs privilèges outranciers au détriment du bonheur de la collectivité.

Notre rôle, en citoyen averti, consiste à dire à ceux qui (comme au Congo d’un certain Sassou ou au Cameroun) se complaisent à distraire les citoyens avec de fausses élections que les chemins vers lesquels ils prospèrent portent à terme les germes de leur destruction physique. Les pasteurs, les curés et tous les maîtres des cultes attitrés savent user de la hauteur et de la relative immunité de leurs prétoires, pour dire ces choses aux fidèles. Nous entendons, même sans cette immunité, user du simple privilège de notre plume, pour faire mieux, enrichir par anticipation les livres d’histoire, et professer au présent quelques vérités pour rappeler que parmi les esclaves, il reste quelques illuminés.

Les Camerounais, qui s’apprêtent à voter ce dimanche, me donnent le sentiment d’être exactement dans la même situation que ces citoyens congolais dont Mobutu s’affirmait le Père bienfaiteur. Je me reconnais dans le trouble de quelqu’un qui refuse ce statut d’esclave, mais sans disposer des moyens de me faire entendre au-delà de la magie de l’écriture. Le seul acte intéressant que j’ai pu poser dans ce contexte, c’est de ne rien attendre de ce qui se passera au lendemain desdites élections, puisque je sais par avance, que rien ne changera dans le cours du destin de notre pays.

La logique des ténèbres est celle qui prévaudra au lendemain des élections au Cameroun, et le désespoir n’en sera que plus profond. Mais que pouvait-on attendre de l’expression si impuissante et si imparfaite de la volonté générale des citoyens réduits en esclaves ? La tentation de lire leurs rancoeurs habitera davantage les observateurs étrangers qui sont à l’affût des moindres signes de soulèvement populaire pour enclencher le processus d’évacuation de leurs ressortissants.
Peut-être que c’est à tort que nous annonçons des lendemains de ténèbres, car l’accumulation des erreurs et l’invasion des assemblées par des citoyens de petites vertus en quête d’immunité pour fuir les procès pourraient plutôt accélérer le cours de l’histoire et précipiter la révolution. Les expériences passées puisées à bonnes sources enseignent justement que c’est pour avoir trop cru à la lassitude et à la soumission éternelle des esclaves, que les potentats furent chassés de leurs trônes.

Qui sait, la victoire du parti au pouvoir qui est déjà gardée dans les coffres des Préfets et sous Préfets pourrait être le signal d’une fin d’activité sans préavis ni certificat de travail pour les gouvernants. Dans ces conditions, il faut se féliciter que des ministres dont on connaît les ravages qu’ils ont opérés dans les caisses de l’Etat se jettent dans ces consultations pour chercher un refuge immunisé à l’Assemblée nationale.

Franchement, nous pouvons assister en ce moment, aux dernières élections qui vont permettre aux peuples de conclure qu’il n’y a plus lieu d’attendre et que l’heure de répudier le régime est enfin arrivée. Nous ne demandons à personne de porter sur lui le fardeau d’une telle programmation cynique. Nous voulons demeurer observateur jusqu’au bout, et jouer ce rôle très beau et neutre qui consiste à ne rien faire tout en indiquant ce qui risque d’être fait par les autres.

Ce n’est jamais faute d’avoir trouvé quelqu’un pour les prévenir de la colère des peuples que les dictatures finissent dans les poubelles de l’histoire après de dures errances comme l’ont connues les Shah d’Iran, les Mobutu, Bokassa et autres Hissen Habré. L’habitude de vivre dans de faux-semblants politiques où l’on se complait dans de fausses élections animées par des comparses de partis d’opposition sans âmes fait le même effet que l’alcool chez les éthyliques chroniques. Occuper l’actualité de façon superficielle avec des élections ne peut en aucune manière effacer ou masquer la réalité du désintérêt des citoyens dans leur immense majorité.

Le Cameroun vit dans une gestion politique radicalement autocratique qui n’obéit à aucun sentiment national positif et ne tient compte d’aucune clameur populaire. C’est ici que l’on apprend encore qu’il n’y a pas d’élection à deux tours, que les candidatures indépendantes sont interdites, et que les citoyens sont invités à aller faire valoir leurs droits citoyens dans les provinces de naissance de leurs parents. C’est ici que l’on trouve encore des villes complètement sombres la nuit, donnant l’image de gros villages habités par des singes.
Nous ne sommes pas libres, et le dire, n’a ni de subjectivisme, ni d’extrémisme. Voilà dans quelles conditions, le vote de pauvres esclaves, ne peut déboucher que sur des lendemains de ténèbres. 


Par SHANDA TONME
Le 18-07-2007




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Notes de Metu:


Lorsque la repression est physique comme au temps de l´Apartheid, la Colonisation ou l´Esclavage, il est plus facile de mobiliser le Peuple, mais quand la violence est sournoise (guerre mediatique, économique, bactériologique, par "Negriers" interposés, etc..), il est bien difficile de faire comprendre au Peuple qu´il est victime d´une guerre/violence (les mensonges aussi sont une forme de violences).
Comme l´Impérialisme devient subtile, les Combattants de la liberté doivent aussi utiliser des Méthodes ou Codes pour a) démasquer leurs agissements b) éradiquer le Système de l´oppression, que nous ne cessons nommer: LE RACISME.

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Mensonges des RACISTES et naiveté des NOIRS

Note de Metu: le titre originel "A Monsieur François Soudan" a été changé. Une fois de plus, nous croyons qu´il faut parler du SYSTEME au lieu de se limiter aux individus. Avant on parlait des Roland PRE aujourd´hui Sarko, tout cela nous empêche à nous focaliser sur le SYTEME GLOBAL DU RACISME / SUPREMATIE BLANCHE, qui gère toute la planète. Exceptionnellement, je publie cet excellent article, malgré l´utilisation "abusive" des noms que nous évitons d´évoquer sur le site. Continuer à indexer les NEGRIERS, qui ne sont rien sans LE SYSTEME, contribue malheureusement à la CONFUSION chez les Noirs, les empêchant a combattre efficaement le problème (l´INJUSTICE) à la source. Il faut trouver un moyen de devenir plus percutant dans notre lutte (Libération du Noir). Ce n´est pas en interpellant des gens qui sont eux-mêmes des victimes, que nous allons conscientiser la masse Africaine.

Comme on dit en Anglais: Stop names calling
 
Ceci fait partie d´une CODIFICATION que nous devons adopter. 

Nous vous disons quand même, Hotep! Shanda Tonme.
Metu
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Une inébranlable conviction sur notre destin, par Shanda Tonme

Ce qui nous différencie finalement de l’Occident, c’est notre perception infantile et plus que légère du monde, laquelle n’intègre pas complètement la violence dans la confrontation des intérêts. Nous nous sommes souvent élevés contre la Traite des Noirs, l’Esclavage et toutes les brimades dont les Africains, la race faut-il le dire, ont été l’objet des siècles durant. Mais, la réflexion nous conduit à ramener ces grands malheurs à une naïveté cruelle dans certains cas, et à une désinvolture dans d’autres.

La question que ne cesse de nous renvoyer l’actualité est celle-ci : les Africains ont-ils vraiment conscience du caractère implacable de la déchirure définitive entre les civilisations ? Souvenez-vous des déclarations de Georges Bush au lendemain des attentats du 11 septembre 2001.

Notre intention n’est ni de faire l’apologie du crime, ni de conduire les esprits à la certitude de la violence comme unique alternative dans la situation de domination continue, de tromperie et de moquerie que subissent les Africains dans leur très grande majorité aujourd’hui. Nous agissons en bons citoyens illuminés par les combines du monde. Nous ne faisons que tirer les leçons de quelques courtisans qui ont dépassé le stade primaire de la quête de gains faciles, pour devenir de véritables criminels au même titre que tous les autres dont semble s’occuper si activement le Tribunal pénal international.

Nous avons franchement la prétention de juger chacun sur pièce et de prendre le monde à témoin sur notre sort. A voir de près, c’est notre habitude à tout considérer tantôt comme une malédiction du ciel, et tantôt comme un destin de ver de terre, qui nous fait sombrer dans l’indolence et nous expose à toutes les conquêtes, toutes les tromperies.

Nous voulons vraiment qu’il soit su et entendu, que nous soutenons cette manière de faire qui consiste à traquer ces artisans de la haine de toutes natures, qui engendrent la guerre, la ruine des peuples, en renforçant les dictatures. C’est ce qui nous fait penser à un certain François Soudan, petit blanc qui est passé maître dans l’art de dompter les rois nègres des quatre coins du continent, et de se faire remettre le contenu des caisses du trésor public, pour des broutilles d’informations griffonnées avec le sang des Africains.

Notre préoccupation est grande, devant le silence et l’impuissance du TPI, à s’occuper du cas de ce monsieur. Mais comment peut-on laisser voyager librement un tel individu, qui a servi de propagandiste à tous les fous sanguinaires de l’Afrique. On savait déjà ce petit blanc très ami d’Eyadema, de Mobutu, et de tous les autres dictateurs disparus du genre. C’est le même qui aujourd’hui sème la désolation avec sa plume, en programmant l’éternité au pouvoir pour les dictateurs régnants.

Lorsque monsieur François Soudan, dont le véritable statut devrait être celui de mercenaire selon la définition la plus actualisée du Droit international classique, déclare après un passage à Yaoundé qu’on lui aurait dit, que Paul Biya est indispensable pour aussi longtemps que le Cameroun existera, il fait le même travail de nuisance et d’assassinat qu’un idiot drogué et en treillis, payé pour tuer, par un dictateur. Si ce n’est pas le cas, il serait alors vendeur de cercueil, un excellent ami des morguiers.

C’est le même individu, sous le couvert du journalisme, que l’on retrouve au Tchad, au Congo, au Gabon, au Burkina Faso, à chaque fois, sous le prétexte de publi-reportage arrangé à coup de milliards, et avec pour finalité de montrer que les nègres ont tort de se plaindre, ils sont tout de même bien gouvernés, même s’il y a quelques manquements. C’est le crime parfait, selon lui et selon ses patrons de Paris. Monsieur est payé tantôt en cash sonnant, tantôt en virement depuis l’étranger, sur les multiples comptes générés par l’argent de la sueur des Africains. Quand ce n’est pas l’argent du café et du cacao, c’est celui du pétrole ou de quelques aides financières détournées. Peu importe la couleur et l’origine, il encaisse tout.

Pour François Soudan, nous ne serions que de pauvres lâches, incapables de la moindre réaction. C’est triste, parce que ce monsieur lorsqu’il regagne ses bureaux parisiens après un tour en Afrique, doit toujours s’exclamer : Ah, je les encore bien eu, ces rois nègres. J’ai obtenu un joli pactole et je vais tout juste faire un petit papier pour les contenter. Pour ce qui est des gens sur place, oppositions, intellectuels et autres, ils sont moins que rien. Personne ne peut lever le petit doigt. Nous pouvons continuer longtemps encore à bouffer. Il y a des sous à n’en pas finir à prendre. Il n’y a rien ni personne à craindre là bas.

Monsieur François Soudan devrait être tenu pour responsable de l’évolution de l’Afrique vers des génocides infinis. Jeune Afrique qui a cru se donner un qualificatif d’intelligent dans un passé encore récent, est certainement le meilleur condensé de criminels, de la bêtise, de la cupidité, et de l’injure pour l’Afrique. La somme des combines dans lesquelles est impliqué ce journal, contre le destin démocratique du continent, suffit pour juger et condamner tous ses collaborateurs à commencer par François Soudan, devant le Tribunal Pénal International. Personne ne nous convaincra du contraire.

Celui qui en nous lisant, nous traiterait de meurtrier et de rancunier aurait tort. Nous ne faisons que anticiper sur ce que ne vont pas manquer de révéler dans un avenir pas très lointain, les indispensables audits après les changements de régime. Nous vengeons aussi une classe de citoyens sans voix, bâillonnés et découragés, qui finissent par ne plus croire à l’inéluctabilité du changement, parce que monsieur François Soudan leur impose un président comme un messie inamovible du Ciel. Nous nous inscrivons en faux devant cette assertion, fût-ce un postulat canonique.

Ces fraudeurs qui usent du sang des Africains par la plume et se remplissent les poches de leurs argent, ne sont pas certes étrangers à la permanence de l’idéologie des partis uniques et des présidents à vie, mais ils ne sauraient être si déterminants dans le processus d’étouffement d’une saine et légitime révolte populaire. Il ne faut y voir que des criminels sans âmes dont la plume est mise au service de tous les déshonneurs de l’humanité. Ils sont souvent prompts à s’éclipser au premier coup de colère des masses et à changer de veste. Ce sont en fait des morts en sursis. C’est cela, ce mec de François machin. 

Par SHANDA TONME
Le 30-05-2007


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Une inébranlable conviction sur notre destin et le destin du monde

Lentement, mais sûrement, le monde s’achemine vers de nouvelles remises en cause, une nouvelle répartition de schémas des forces et des influences, et une nouvelle configuration des volontés des peuples. Ainsi, et sans que l’on ne s’en rende vraiment compte partout, ce sont toutes les idées reçues sur l’état du monde durant les dix dernières années, qui vont bientôt tomber en désuétude, dépassées par l’ampleur d’un mouvement qui ne laissera aucun pays, aucun citoyen, aucune organisation ni aucune culture sans retournement.
Le vaste mouvement des années 1970 contre la guerre du Vietnam avait constitué un tournant décisif dans l’émergence d’une autre approche de l’administration des personnes et des biens, dans la conduite des rapports internationaux, et dans la réceptivité des gouvernants aux exigences des citoyens. La quête d’une sortie de crise au Proche-Orient et la fin de l’occupation américaine en Irak, constitueront à n’en pas douter, une étape cruciale équivalente au mouvement des années 1970.

La guerre en Irak ne s’arrêtera pas comme une banale pluie qui tombe – une journée – sans dégâts. Parce que cette guerre a symbolisé le sommet de l’arrogance des Etats-Unis devenus seul maître du monde après l’effondrement du mur de Berlin, elle entraînera dans sa fin, la destruction des principaux paramètres psychologiques de la domination américaine.

Le trouble diplomatique que représente l’arrestation par l’Iran de quinze (15) marins anglais dans ses eaux est annonciateur non pas d’une dérive, mais d’une expression supplémentaire de la maturité des petits peuples suffisamment instruits de leurs droits. Que l’on ne confonde surtout pas les kamikazes (qui multiplient les explosions dans de nombreux pays) avec des actes de fous désespérés. On pensait en effet il y a encore quelques années, que les kamikazes n’étaient que des enfants drogués et manipulés par des adultes barbus et paternalistes. Nous en sommes loin et il faut se raviver, pour comprendre sinon accepter, que ici et là, le sacrifice comme acte stratégique de guerre s’est généralisé chez les citoyens en révolte.

Voilà dans quel contexte nous développons par ici, un discours qui bien que cohérent, nous vaut toutes les mises en garde et les inquiétudes de quelques gens qui proclament ouvertement leur peur. Mais de quoi ont-ils donc peur en réalité ?

L’Afrique que nous avions longtemps vantée comme une île paisible se découvre en retard sur tout ce qui fait avancer le monde, simplement parce que deux générations au moins ont hésité devant les choix et les voies à privilégier. Le continent demeure otage d’une idéologie sournoise de la peur, du doute et de la trahison véhiculée par une classe de lettrés égocentriques. L’Europe peut être fier de ses hommes de lettres et de sciences, tout comme l’Asie, mais pas l’Afrique où le genre instruit est devenu le principal obstacle à l’émancipation des peuples.

La vérité tient aujourd’hui à cette évidence élémentaire selon laquelle, on ne peut pas faire des omelettes sans casser des œufs, et personne ne peut rester longtemps en marge d’un mouvement global de changement qui s’appuie sur des revendications justes et légitimes. Il n’y a pas d’autre alternative que l’engagement sincère et la dénonciation.

Comment peut-on croiser les bras devant la supercherie qui se trame au Cameroun alors que les citoyens de ce pays attendent des élections ? L’excuse de la faim et de l’exigence de survie n’offre plus de pistes pour comprendre le défaitisme.

Que l’on en soi encore à endormir les citoyens dans quelques coins de l’Afrique sur la nécessité de préserver une paix, qui en réalité n’est que la stabilisation des pires injustices et des dictatures rétrogrades, montre à quel point nous sommes maintenus dans une idéologie de la peur. Pourtant, ni les changements des constitutions pour pérenniser des pouvoirs fous, ni la protection des derniers résidus du colonialisme, ni les combines des grandes sectes tentaculaires, ne sont plus en mesure de briser l’émergence de nouvelles volontés contestatrices.

Le discours sur la relativité de la démocratie continue certes de sévir comme une pilule magique dont le premier effet est de convaincre les peuples oppressés que leur sort est conforme à leurs traditions, et que les régimes qui les asservissent sont les seuls qui soient adaptés à leurs cultures. Nous tenons pour vrai et incontestable que le genre humain est universel et que ses exigences de subsistance sont les mêmes partout. Il n’y a pas un genre humain africain qui accepte la famine, la chicote et l’oppression d’une part, et un genre humain occidental ou asiatique qui connaît exactement le contraire.

Il ne saurait exister une explication de ce qui est bien pour l’Africain ou le Camerounais, et de ce qui est bien pour l’Européen ou le Canadien. Nous devons combattre avec les plus grandes déterminations ces dénis de justice que constituent des élections truquées. Avoir peur de mourir parce que l’on conteste des tricheries électorales et des moqueries institutionnelles, c’est déjà mourir plusieurs fois.

La décrépitude des pouvoirs, des systèmes et des régimes, ne peut pas être laissée au hasard ni à un phénomène naturel comme veulent faire croire quelques charlatans qui profitent des ordres établis. Il fallut une résistance farouche du peuple vietnamien et un mouvement international de soutien énorme pour chasser l’armée américaine du Vietnam. Nous assistons à une répétition de l’histoire en Irak, et nous devons aussi en tirer de sérieuses conséquences pour l’Afrique. L’échec, l’humiliation, et la faillite de Bush, devra entraîner la perte, la chute, et la fin des totalitaires maintenus opportunément sur le continent.

Par SHANDA TONME
Le Messager
Le 04-04-2007
Les peuples ont le destin et les dirigeants qu’ils méritent. Nous ne l’avons que trop entendu. Mais il faut aujourd’hui compléter cette assertion par une autre : les peuples ne réagissent pas toujours au moment où on les attend. Ils peuvent donner l’impression de se conformer à certaines situations et à certains dirigeants, tout en cultivant des rancoeurs tenaces susceptibles de déboucher à tout moment sur une explosion révolutionnaire.Il en va ainsi lorsque l’art de la politique dévient un exercice ouvert de tricherie et d’exclusion, et lorsque confortés par le relatif silence de la rue, les gouvernants s’arrangent à s’éterniser au pouvoir en bloquant toute alternance pacifique. Il n’y a pas dans cet art politique répugnant pire instrument de provocation et d’exacerbation des rancoeurs, que de fausses consultations électorales. On entend bien par fausses consultations électorales, celles dont les buts ne rentrent point dans un souci de connaître le sentiment des citoyens sur l’avenir de la cité, de recueillir leurs avis sur le choix des personnes aptes à conduire leurs destins et par conséquent à parler valablement en leurs noms.La révolution comme ultime expression du mécontentement des citoyens face à des pouvoirs qui prétendent gérer leur destin sans leurs avis est un passage obligé pour tous les systèmes despotiques. Il ne faut pas entendre par système despotique le genre de gouvernance qui accumule les tas de cadavres et règle les affaires courantes avec les canons, les prisons ou les condamnations à la potence publique. De nos jours, les despotes se font plus éclairés et se contentent d’avoir la haute main sur les caisses publiques pour assurer leurs privilèges outranciers au détriment du bonheur de la collectivité.Notre rôle, en citoyen averti, consiste à dire à ceux qui (comme au Congo d’un certain Sassou ou au Cameroun) se complaisent à distraire les citoyens avec de fausses élections que les chemins vers lesquels ils prospèrent portent à terme les germes de leur destruction physique. Les pasteurs, les curés et tous les maîtres des cultes attitrés savent user de la hauteur et de la relative immunité de leurs prétoires, pour dire ces choses aux fidèles. Nous entendons, même sans cette immunité, user du simple privilège de notre plume, pour faire mieux, enrichir par anticipation les livres d’histoire, et professer au présent quelques vérités pour rappeler que parmi les esclaves, il reste quelques illuminés.Les Camerounais, qui s’apprêtent à voter ce dimanche, me donnent le sentiment d’être exactement dans la même situation que ces citoyens congolais dont Mobutu s’affirmait le Père bienfaiteur. Je me reconnais dans le trouble de quelqu’un qui refuse ce statut d’esclave, mais sans disposer des moyens de me faire entendre au-delà de la magie de l’écriture. Le seul acte intéressant que j’ai pu poser dans ce contexte, c’est de ne rien attendre de ce qui se passera au lendemain desdites élections, puisque je sais par avance, que rien ne changera dans le cours du destin de notre pays. La logique des ténèbres est celle qui prévaudra au lendemain des élections au Cameroun, et le désespoir n’en sera que plus profond. Mais que pouvait-on attendre de l’expression si impuissante et si imparfaite de la volonté générale des citoyens réduits en esclaves ? La tentation de lire leurs rancoeurs habitera davantage les observateurs étrangers qui sont à l’affût des moindres signes de soulèvement populaire pour enclencher le processus d’évacuation de leurs ressortissants. Peut-être que c’est à tort que nous annonçons des lendemains de ténèbres, car l’accumulation des erreurs et l’invasion des assemblées par des citoyens de petites vertus en quête d’immunité pour fuir les procès pourraient plutôt accélérer le cours de l’histoire et précipiter la révolution. Les expériences passées puisées à bonnes sources enseignent justement que c’est pour avoir trop cru à la lassitude et à la soumission éternelle des esclaves, que les potentats furent chassés de leurs trônes. Qui sait, la victoire du parti au pouvoir qui est déjà gardée dans les coffres des Préfets et sous Préfets pourrait être le signal d’une fin d’activité sans préavis ni certificat de travail pour les gouvernants. Dans ces conditions, il faut se féliciter que des ministres dont on connaît les ravages qu’ils ont opérés dans les caisses de l’Etat se jettent dans ces consultations pour chercher un refuge immunisé à l’Assemblée nationale.Franchement, nous pouvons assister en ce moment, aux dernières élections qui vont permettre aux peuples de conclure qu’il n’y a plus lieu d’attendre et que l’heure de répudier le régime est enfin arrivée. Nous ne demandons à personne de porter sur lui le fardeau d’une telle programmation cynique. Nous voulons demeurer observateur jusqu’au bout, et jouer ce rôle très beau et neutre qui consiste à ne rien faire tout en indiquant ce qui risque d’être fait par les autres. Ce n’est jamais faute d’avoir trouvé quelqu’un pour les prévenir de la colère des peuples que les dictatures finissent dans les poubelles de l’histoire après de dures errances comme l’ont connues les Shah d’Iran, les Mobutu, Bokassa et autres Hissen Habré. L’habitude de vivre dans de faux-semblants politiques où l’on se complait dans de fausses élections animées par des comparses de partis d’opposition sans âmes fait le même effet que l’alcool chez les éthyliques chroniques. Occuper l’actualité de façon superficielle avec des élections ne peut en aucune manière effacer ou masquer la réalité du désintérêt des citoyens dans leur immense majorité.Le Cameroun vit dans une gestion politique radicalement autocratique qui n’obéit à aucun sentiment national positif et ne tient compte d’aucune clameur populaire. C’est ici que l’on apprend encore qu’il n’y a pas d’élection à deux tours, que les candidatures indépendantes sont interdites, et que les citoyens sont invités à aller faire valoir leurs droits citoyens dans les provinces de naissance de leurs parents. C’est ici que l’on trouve encore des villes complètement sombres la nuit, donnant l’image de gros villages habités par des singes.Nous ne sommes pas libres, et le dire, n’a ni de subjectivisme, ni d’extrémisme. Voilà dans quelles conditions, le vote de pauvres esclaves, ne peut déboucher que sur des lendemains de ténèbres.
 
Lorsque la repression est physique comme au temps de l´Apartheid, la Colonisation ou l´Esclavage, il est plus facile de mobiliser le Peuple, mais quand la violence est sournoise (guerre mediatique, économique, bactériologique, par "Negriers" interposés, etc..), il est bien difficile de faire comprendre au Peuple qu´il est victime d´une guerre/violence (les mensonges aussi sont une forme de violences). Comme l´Impérialisme devient subtile, les Combattants de la liberté doivent aussi utiliser des Méthodes ou Codes pour a) démasquer leurs agissements b) éradiquer le Système de l´oppression, que nous ne cessons nommer: LE RACISME.============================= le titre originel a été changé. Une fois de plus, nous croyons qu´il faut parler du SYSTEME au lieu de se limiter aux individus. Avant on parlait des Roland PRE aujourd´hui Sarko, tout cela nous empêche à nous focaliser sur le SYTEME GLOBAL DU RACISME / SUPREMATIE BLANCHE, qui gère toute la planète. Exceptionnellement, je publie cet excellent article, malgré l´utilisation "abusive" des noms que nous évitons d´évoquer sur le site. Continuer à indexer les NEGRIERS, qui ne sont rien sans LE SYSTEME, contribue malheureusement à la CONFUSION chez les Noirs, les empêchant a combattre efficaement le problème (l´INJUSTICE) à la source. Il faut trouver un moyen de devenir plus percutant dans notre lutte (Libération du Noir). Ce n´est pas en interpellant des gens qui sont eux-mêmes des victimes, que nous allons conscientiser la masse Africaine.Comme on dit en Anglais:  Ceci fait partie d´une CODIFICATION que nous devons adopter. Nous vous disons quand même, Hotep! Shanda Tonme.Metu=================Ce qui nous différencie finalement de l’Occident, c’est notre perception infantile et plus que légère du monde, laquelle n’intègre pas complètement la violence dans la confrontation des intérêts. Nous nous sommes souvent élevés contre la Traite des Noirs, l’Esclavage et toutes les brimades dont les Africains, la race faut-il le dire, ont été l’objet des siècles durant. Mais, la réflexion nous conduit à ramener ces grands malheurs à une naïveté cruelle dans certains cas, et à une désinvolture dans d’autres.La question que ne cesse de nous renvoyer l’actualité est celle-ci : les Africains ont-ils vraiment conscience du caractère implacable de la déchirure définitive entre les civilisations ? Souvenez-vous des déclarations de Georges Bush au lendemain des attentats du 11 septembre 2001.Notre intention n’est ni de faire l’apologie du crime, ni de conduire les esprits à la certitude de la violence comme unique alternative dans la situation de domination continue, de tromperie et de moquerie que subissent les Africains dans leur très grande majorité aujourd’hui. Nous agissons en bons citoyens illuminés par les combines du monde. Nous ne faisons que tirer les leçons de quelques courtisans qui ont dépassé le stade primaire de la quête de gains faciles, pour devenir de véritables criminels au même titre que tous les autres dont semble s’occuper si activement le Tribunal pénal international.Nous avons franchement la prétention de juger chacun sur pièce et de prendre le monde à témoin sur notre sort. A voir de près, c’est notre habitude à tout considérer tantôt comme une malédiction du ciel, et tantôt comme un destin de ver de terre, qui nous fait sombrer dans l’indolence et nous expose à toutes les conquêtes, toutes les tromperies.Nous voulons vraiment qu’il soit su et entendu, que nous soutenons cette manière de faire qui consiste à traquer ces artisans de la haine de toutes natures, qui engendrent la guerre, la ruine des peuples, en renforçant les dictatures. C’est ce qui nous fait penser à un certain François Soudan, petit blanc qui est passé maître dans l’art de dompter les rois nègres des quatre coins du continent, et de se faire remettre le contenu des caisses du trésor public, pour des broutilles d’informations griffonnées avec le sang des Africains.Notre préoccupation est grande, devant le silence et l’impuissance du TPI, à s’occuper du cas de ce monsieur. Mais comment peut-on laisser voyager librement un tel individu, qui a servi de propagandiste à tous les fous sanguinaires de l’Afrique. On savait déjà ce petit blanc très ami d’Eyadema, de Mobutu, et de tous les autres dictateurs disparus du genre. C’est le même qui aujourd’hui sème la désolation avec sa plume, en programmant l’éternité au pouvoir pour les dictateurs régnants. Lorsque monsieur François Soudan, dont le véritable statut devrait être celui de mercenaire selon la définition la plus actualisée du Droit international classique, déclare après un passage à Yaoundé qu’on lui aurait dit, que Paul Biya est indispensable pour aussi longtemps que le Cameroun existera, il fait le même travail de nuisance et d’assassinat qu’un idiot drogué et en treillis, payé pour tuer, par un dictateur. Si ce n’est pas le cas, il serait alors vendeur de cercueil, un excellent ami des morguiers.C’est le même individu, sous le couvert du journalisme, que l’on retrouve au Tchad, au Congo, au Gabon, au Burkina Faso, à chaque fois, sous le prétexte de publi-reportage arrangé à coup de milliards, et avec pour finalité de montrer que les nègres ont tort de se plaindre, ils sont tout de même bien gouvernés, même s’il y a quelques manquements. C’est le crime parfait, selon lui et selon ses patrons de Paris. Monsieur est payé tantôt en cash sonnant, tantôt en virement depuis l’étranger, sur les multiples comptes générés par l’argent de la sueur des Africains. Quand ce n’est pas l’argent du café et du cacao, c’est celui du pétrole ou de quelques aides financières détournées. Peu importe la couleur et l’origine, il encaisse tout.Pour François Soudan, nous ne serions que de pauvres lâches, incapables de la moindre réaction. C’est triste, parce que ce monsieur lorsqu’il regagne ses bureaux parisiens après un tour en Afrique, doit toujours s’exclamer : Ah, je les encore bien eu, ces rois nègres. J’ai obtenu un joli pactole et je vais tout juste faire un petit papier pour les contenter. Pour ce qui est des gens sur place, oppositions, intellectuels et autres, ils sont moins que rien. Personne ne peut lever le petit doigt. Nous pouvons continuer longtemps encore à bouffer. Il y a des sous à n’en pas finir à prendre. Il n’y a rien ni personne à craindre là bas.Monsieur François Soudan devrait être tenu pour responsable de l’évolution de l’Afrique vers des génocides infinis. Jeune Afrique qui a cru se donner un qualificatif d’intelligent dans un passé encore récent, est certainement le meilleur condensé de criminels, de la bêtise, de la cupidité, et de l’injure pour l’Afrique. La somme des combines dans lesquelles est impliqué ce journal, contre le destin démocratique du continent, suffit pour juger et condamner tous ses collaborateurs à commencer par François Soudan, devant le Tribunal Pénal International. Personne ne nous convaincra du contraire.Celui qui en nous lisant, nous traiterait de meurtrier et de rancunier aurait tort. Nous ne faisons que anticiper sur ce que ne vont pas manquer de révéler dans un avenir pas très lointain, les indispensables audits après les changements de régime. Nous vengeons aussi une classe de citoyens sans voix, bâillonnés et découragés, qui finissent par ne plus croire à l’inéluctabilité du changement, parce que monsieur François Soudan leur impose un président comme un messie inamovible du Ciel. Nous nous inscrivons en faux devant cette assertion, fût-ce un postulat canonique. Ces fraudeurs qui usent du sang des Africains par la plume et se remplissent les poches de leurs argent, ne sont pas certes étrangers à la permanence de l’idéologie des partis uniques et des présidents à vie, mais ils ne sauraient être si déterminants dans le processus d’étouffement d’une saine et légitime révolte populaire. Il ne faut y voir que des criminels sans âmes dont la plume est mise au service de tous les déshonneurs de l’humanité. Ils sont souvent prompts à s’éclipser au premier coup de colère des masses et à changer de veste. Ce sont en fait des morts en sursis. C’est cela, ce mec de François machin. ==============================Lentement, mais sûrement, le monde s’achemine vers de nouvelles remises en cause, une nouvelle répartition de schémas des forces et des influences, et une nouvelle configuration des volontés des peuples. Ainsi, et sans que l’on ne s’en rende vraiment compte partout, ce sont toutes les idées reçues sur l’état du monde durant les dix dernières années, qui vont bientôt tomber en désuétude, dépassées par l’ampleur d’un mouvement qui ne laissera aucun pays, aucun citoyen, aucune organisation ni aucune culture sans retournement.Le vaste mouvement des années 1970 contre la guerre du Vietnam avait constitué un tournant décisif dans l’émergence d’une autre approche de l’administration des personnes et des biens, dans la conduite des rapports internationaux, et dans la réceptivité des gouvernants aux exigences des citoyens. La quête d’une sortie de crise au Proche-Orient et la fin de l’occupation américaine en Irak, constitueront à n’en pas douter, une étape cruciale équivalente au mouvement des années 1970.La guerre en Irak ne s’arrêtera pas comme une banale pluie qui tombe – une journée – sans dégâts. Parce que cette guerre a symbolisé le sommet de l’arrogance des Etats-Unis devenus seul maître du monde après l’effondrement du mur de Berlin, elle entraînera dans sa fin, la destruction des principaux paramètres psychologiques de la domination américaine.Le trouble diplomatique que représente l’arrestation par l’Iran de quinze (15) marins anglais dans ses eaux est annonciateur non pas d’une dérive, mais d’une expression supplémentaire de la maturité des petits peuples suffisamment instruits de leurs droits. Que l’on ne confonde surtout pas les kamikazes (qui multiplient les explosions dans de nombreux pays) avec des actes de fous désespérés. On pensait en effet il y a encore quelques années, que les kamikazes n’étaient que des enfants drogués et manipulés par des adultes barbus et paternalistes. Nous en sommes loin et il faut se raviver, pour comprendre sinon accepter, que ici et là, le sacrifice comme acte stratégique de guerre s’est généralisé chez les citoyens en révolte.Voilà dans quel contexte nous développons par ici, un discours qui bien que cohérent, nous vaut toutes les mises en garde et les inquiétudes de quelques gens qui proclament ouvertement leur peur. Mais de quoi ont-ils donc peur en réalité ?La vérité tient aujourd’hui à cette évidence élémentaire selon laquelle, on ne peut pas faire des omelettes sans casser des œufs, et personne ne peut rester longtemps en marge d’un mouvement global de changement qui s’appuie sur des revendications justes et légitimes. Il n’y a pas d’autre alternative que l’engagement sincère et la dénonciation. Comment peut-on croiser les bras devant la supercherie qui se trame au Cameroun alors que les citoyens de ce pays attendent des élections ? L’excuse de la faim et de l’exigence de survie n’offre plus de pistes pour comprendre le défaitisme.Que l’on en soi encore à endormir les citoyens dans quelques coins de l’Afrique sur la nécessité de préserver une paix, qui en réalité n’est que la stabilisation des pires injustices et des dictatures rétrogrades, montre à quel point nous sommes maintenus dans une idéologie de la peur. Pourtant, ni les changements des constitutions pour pérenniser des pouvoirs fous, ni la protection des derniers résidus du colonialisme, ni les combines des grandes sectes tentaculaires, ne sont plus en mesure de briser l’émergence de nouvelles volontés contestatrices. Le discours sur la relativité de la démocratie continue certes de sévir comme une pilule magique dont le premier effet est de convaincre les peuples oppressés que leur sort est conforme à leurs traditions, et que les régimes qui les asservissent sont les seuls qui soient adaptés à leurs cultures. Nous tenons pour vrai et incontestable que le genre humain est universel et que ses exigences de subsistance sont les mêmes partout. Il n’y a pas un genre humain africain qui accepte la famine, la chicote et l’oppression d’une part, et un genre humain occidental ou asiatique qui connaît exactement le contraire.Il ne saurait exister une explication de ce qui est bien pour l’Africain ou le Camerounais, et de ce qui est bien pour l’Européen ou le Canadien. Nous devons combattre avec les plus grandes déterminations ces dénis de justice que constituent des élections truquées. Avoir peur de mourir parce que l’on conteste des tricheries électorales et des moqueries institutionnelles, c’est déjà mourir plusieurs fois. La décrépitude des pouvoirs, des systèmes et des régimes, ne peut pas être laissée au hasard ni à un phénomène naturel comme veulent faire croire quelques charlatans qui profitent des ordres établis. Il fallut une résistance farouche du peuple vietnamien et un mouvement international de soutien énorme pour chasser l’armée américaine du Vietnam. Nous assistons à une répétition de l’histoire en Irak, et nous devons aussi en tirer de sérieuses conséquences pour l’Afrique. L’échec, l’humiliation, et la faillite de Bush, devra entraîner la perte, la chute, et la fin des totalitaires maintenus opportunément sur le continent. Par Le MessagerLe 04-04-2007
 

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