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La fin d´un système?

 
A peine sortis du deuil de la première dame du pays les gabonais sont de nouveau frappés par le malheur.


A peine sortis du deuil de la première dame du pays les gabonais sont de nouveau frappés par le malheur.
Le reste de l´Afrique partage également leur tristesse car Omar Bongo Ondimba était le doyen des chefs d´état, le dernier de ceux ayant accédé au pouvoir au lendemain des indépendances. Le médiateur incontournable de toutes les crises africaines.
Les gabonais perdent un père, celui qui de son palais du bord mer réglait tous les conflits, politiques, sociaux, économiques et familiaux du pays.
Sur le front politique, depuis l´avènement du pluralisme en 1990 sa ligne n´a pas variée: "la bouche qui mange ne parle pas" se plaisait-il à répéter à ceux de ses pairs qui lui demandaient sa recette pour gérer les partis d´opposition. A coup de largesses les opposants les plus irréductibles ont fini par rejoindre les rangs du pouvoir. Opposant historique le père Mba Abessole est l´exemple le plus parlant. Un poste de vice-premier ministre aura suffit à briser la fougue du parti des bûcherons. Que deviendra le Parti Démocratique Gabonais? Le PDG aura du mal à survivre à l´homme qui l´incarnait et qui faute de cotisations le finançait depuis quatre décennies.
Dans une région secouée par des conflits en tout genre, c´est grâce à la théorie des cercles concentriques qu´Omar Bongo Ondimba aura épargné au Gabon la contagion. En fin stratège il avait compris que la garantie de sa sécurité passait par l´opposition des divers groupes chargés de veiller sur sa personne. Contrairement à tous ses pairs, Omar Bongo Ondimba en quarante ans de pouvoir n´a jamais craint d´être démis de ses fonctions à l´occasion d´un voyage à l´étranger !
En bon bantou, Omar Bongo Ondimba même affaibli par la maladie et le chagrin n´aura pas failli à la règle. Ne jamais trancher de son vivant la question brûlante de sa succession. Certes il y a trois mois il a pris le soin de confier la gestion de la transition à la présidente du sénat qui dispose de quarante cinq jours pour organiser des élections. Mais la réalité est plus complexe. Au sein du PDG les barons du parti qui aujourd´hui ont tous les moyens de faire campagne se rangeront-ils derrière le vice-président et non moins ministre de la défense Ali Bongo Ondimba? Sauront-ils taire leurs ambitions personnelles pour désigner un candidat et éviter l´implosion du parti au cours d´un congrès extraordinaire qui s´impose?
Où mènera la guère fratricide qui se joue en sourdine entre Ali et Pascaline Bongo Ondimba? La toute puissante directrice de cabinet du défunt président et grand argentier du régime résistera t-elle à l´envie d´imposer son époux l´actuel ministre des affaires étrangères Paul Ntoungui que plus d´un observateurs jugent consensuel? Autre baron qui pourrait être tenté par la magistrature suprême, c´est Jean Ping l´actuel président de la commission de l´union africaine. Prendra t-il le risque de quitter les sommets éthiopiens pour descendre dans l´arène?
Du côté de l´opposition les choses ne sont guère plus simples. Après avoir fait acte d´allégeance, le père Mba Abessole a perdu tout crédit. L´ex ami de trente ans Zacharie Myboto pourra t-il incarner la rupture d´un système après l´avoir pratiqué durant trois décennies avant de cracher dans la soupe? La seule constance c´est que tous les candidats devront compter avec le puissant ministre de l´intérieur André Mba Obame le monsieur élections depuis quatre ans. A moins que lui même ne juge le moment propice pour sortir du bois...
Dans l´avenir politique du Gabon qui se joue depuis le 7 juin deux autres données sont capitales. La réaction de la population et la dimension tribale.
La majorité de la population qui n´a guère profité de la manne pétrolière, est en droit désormais d´exprimer son ras le bol et de rejeter l´option d´une succession dynastique.
En 1967 le premier président Léon Mba issu de l´ethnie majoritaire fang confiait la direction du pays à un batéké qui avait pour nom Albert Bernard Bongo. Quarante et un an plus tard les fangs pourraient estimer que le pouvoir devrait leur revenir.
En attendant comme le recommande la culture bantoue, l´heure est au recueillement autour du défunt. Les hostilités débuteront au lendemain du 18 juin. Malgré les ambitions légitimes des uns et des autres souhaitons que le Gabon demeure une terre de paix comme il le fut au cours des cinquante dernières années.
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