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01.07.2007

Manu Dibango forever...VIDEO 

Manu Dibango forever...VIDEO
http://www.tv-francophonie.com/emission/video/pad_404.html

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Le célèbre romancier congolais Alain Mabanckou raconte le père de ”Soul Makossa”


Tous les jeudis, à Santa Monica, dans la célèbre boîte de nuit Zanzibar, l’amateur des nuits californiennes a le plaisir de savourer les soirées “afro-funk”. Depuis un certain temps j’ai remarqué avec plaisir que deux musiciens africains de taille avaient les honneurs de la discothèque : le défunt Fela et notre indémodable Manu Dibango. Ce dernier musicien, qui est en outre un ami, ne m’a jamais paru aussi proche. Hier je suis allé acheter son “ Very Best of ” du côté de la Third Street Promenade. (Image de l’album à gauche). C’est un album d’une vitalité surprenante. Du coup, l’histoire du plagiat contre son œuvre par Michael Jackson m’est revenue. Non seulement cela est flagrant en écoutant le titre mythique Soul Makossa, il y a, au-delà, tout le rythme, toute l’atmosphère de cette musique qu’on pourrait retrouver dans l’album Thriller de Jackson paru plus de 11 ans après celui de Dibango. Manu a eu raison d’intégrer dans ce “ Very Best Of ” un remix de “ Soul Makossa ” qui dure pas moins de 6 minutes et concocté avec la collaboration de DJ Flex. Dans ce remix qui date de 2003 - soit 10 ans après Thriller ! - , vous aurez du mal à différencier les chœurs du titre camerounais à ceux de Jackson dans son titre d’ouverture de Thriller, “ Wanna Be Startin’ Somethin’ ”. Au passage, “ Thriller ” de Jackson est, selon le Livre Guinness de record un des albums les plus vendus, avec plus de 100 millions d’exemplaires.

Une telle situation pose la question de la défense des droits des artistes du continent. Au demeurant, une autre fois j’avais écouté dans une radio publique américaine ce même titre de Manu Dibango célébré par l’animateur qui s’ingéniait à expliquer aux auditeurs américains l’immense talent du Camerounais. Ce “ Very Best of ” de Manu est un album que chacun devrait posséder dans sa discothèque.

L’enchantement des titres comme “ Wouri ” et “ New Bell ” - les plus joués ici aux Etats-Unis après “ Soul Makossa ” - montre à quel point notre “ doyen ” a su imprimer une marque indélébile dans l’histoire de la musique africaine contemporaine. C’est peu dire que Manu a mis au monde des fils - et certains sont si ingrats qu’ils subtilisent les biens de l’héritage du vivant même du testamentaire... Souvent il m’arrive de me demander ce qu’aurait été la réaction de Jackson si c’est Manu qui avait été l’auteur de ce plagiat qui ne fit couler qu’un peu d’encre - à mon goût - au moment des faits...

Mais ne reconnaît-on pas la grandeur du créateur par sa quiétude, sa force de croire en l’art quel que le soit le prix à payer ? Manu est alors notre conscience, notre œil, notre bras droit. L’homme est la sagesse incarnée. Avec son instrument de musique, c’est tout un continent qui donne de ses nouvelles, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Et c’est ainsi que l’art est grand. Et Manu aussi...



Bravo pour cet hommage à notre cher Manu Dibango, mais aussi pour avoir soulevé à nouveau la question du respect des droits d’auteur, problème universel mais qui touche plus directement les artistes africains. J’ai trouvé formidable cette photo où vous êtes avec Manu Dibango. J’avais vu deux belles émissions du magazine ESPACE FRANCOPHONE (que je suis très régulièrement)sur l’un et l’autre. Je les ai retrouvé récemment sur le site : www.tv-francophonie.com/ Les liens directs sont les suivants :


L’émission MANU DIBANGO



L’émission sur vous


Elles intéresseront certainement de nombreuses personnes. Elles sont très
vivantes et révèlent vraiment la personnalité de chacun.



http://www.congopage.com/
">http://www.congopage.com


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Manu Dibango, la vie côté bonheur.

par Nadia Khouri-Dagher; Afrik.com

Manu Dibango fête en 2007 ses cinquante ans de carrière. Mais il garde tout l’enthousiasme et toute l’énergie de ses 20 ans ! La preuve il vient de sortir sortir albums coup sur coup : Lion of Africa (Nocturne) et, quelques mois plus tôt, Manu Dibango joue Sidney Bechet (Cristal records). Ce dernier figure parmi les 10 meilleures ventes de CD jazz en France depuis sa sortie et le titre "Petite fleur", qu’il réinterprète, est la chanson française la plus diffusée depuis avril 2007 par les radios du monde entier !

Nous étions à son concert-anniversaire du 20 mars 2007 au Casino de Paris : salle comble, spectateurs de tous âges et toutes conditions – Manu n’appartient pas à un clan. Nous l’avons rencontré dans les studios d’Africa n°1, à Paris : le grand artiste, né au Cameroun, y présente chaque dimanche, depuis 2001, une émission consacrée aux artistes africains, connus ou débutants. Un bel acte de générosité d’un homme qui, ayant réussi sa vie, veut tendre la main aux autres. Nous avons passé une heure de conversation avec un homme heureux de vivre – plus : joyeux ! - et qui garde tout l’enthousiasme et toute l’énergie de ses 20 ans !

Afrik.com : Quel bilan feriez-vous de vos 50 ans de carrière ? Dans votre livre*, vous dites être né avec "la chance", mais vous racontez aussi pas mal de coups durs…

Manu Dibango : Quand une carrière est longue, elle est faite forcément en dents de scie : il y a des bons et des mauvais moments. L’essentiel, c’est que j’ai survécu à toutes ces épreuves. Tu commences par être un petit musicien, ensuite si tu as la chance tu deviens un peu plus connu, puis chef d’orchestre, puis arrangeur, puis accompagnateur de grands artistes. Puis de musicien tu deviens artiste - c’est ce qui m’est arrivé avec "Soul Makossa" en 1973. Donc j’ai eu de la chance. Et d’abord la chance de venir en France, d’être né dans une famille qui avait les moyens de me payer des études en métropole. Et la chance que mes parents me payent des leçons de musique. C’étaient des parents qui m’aimaient. Si tu peux vivre par ta passion, et que tu travailles avec ça, c’est du bonheur. Mais attention au mot bonheur : il y a beaucoup d’épines dans le bonheur. Il faut comprendre ce que c’est d’avoir de la chance : ça coûte cher, la liberté.

Afrik.com : En 1973,"Soul Makossa" devient un tube mondial. Dans votre livre, vous dites que votre producteur de disques d’alors, Decca, ne pouvait pas croire qu’un Africain puisse faire un tube mondial. Aujourd’hui, plusieurs artistes africains sont des stars mondiales…

Manu Dibango : Ce dont je parle, ça fait partie de toute une époque d’incompréhension. Aujourd’hui, c’est terminé : il y a plein d’artistes africains connus, Salif Keita, Mory Kanté, Angélique Kidjo, Richard Bona… Il y a une scène musicale africaine. Mais il y a une trentaine d’années c’était une utopie. Les gens nous riaient au nez. J’avais un physique à l’américaine, je jouais du saxo, pourquoi je ne prenais pas un surnom américain ? Il n’était pas bon d’être noir à cette époque. Le bon noir c’était celui qui venait de New York, de Harlem, pas celui qui venait du Mali ou de Ouagadougou. Ceux-là ne comptaient pas. Il a fallu détruire tous ces préjugés, ça n’a pas été facile. Quand j’ai démarré à la télévision en France, dans les années 60, il n’y avait qu’Henri Salvador comme artiste noir, c’était de l’exotisme…

Afrik.com : Votre rapport à l’Afrique est fait à la fois d’amour et de déception – quand vous retournez y vivre, vous subissez des jalousies, de la sorcellerie…

Manu Dibango : Les peaux de banane, c’est courant, dans tous les métiers ! Je les ai expliquées pour les gens faibles, qui s’arrêtent à ça et qui pleurent. C’est vrai que ça n’était pas facile d’être artiste en Afrique : avant, aucun fils de famille ne pouvait devenir sportif ni musicien, parce que c’étaient des métiers de saltimbanques. Mais maintenant c’est différent, parce qu’un type diplômé peut ne pas avoir de boulot, et les sportifs et musiciens gagnent leur vie ! Et puis il y a un conformisme terrible en Afrique. Toi, en tant que personne, tu ne comptes pas : c’est l’ethnie qui compte. Tu es dans une bulle négative, parce que tu ne peux pas parler en ton nom propre : tu parles au nom de l’ethnie. Et ça c’est terrible, ça ne développe pas l’individualisme, l’initiative, la créativité. Il faut que tout le monde soit dans le rang !

Afrik.com : Que retirez-vous de votre émission à Africa N°1 ?

Manu Dibango : Beaucoup de plaisir. C’est important de savoir ce qui se passe. Je suis de mon époque, je ne peux pas vivre que de souvenirs. Donc là je sais ce que les jeunes écoutent, ce qu’ils aiment. Il y a toujours beaucoup à apprendre des jeunes. Et je suis au courant de tout ce qui se passe : je n’ai pas besoin d’aller acheter tous ces disques qui m’arrivent ! Il y a beaucoup de choses qui sortent sur la scène musicale africaine aujourd’hui. Et beaucoup de créativité.

Afrik.com : Pour célébrer vos 50 ans de carrière, vous avez sorti un album de compositions de Sidney Bechet. Pourquoi cet hommage à Bechet ? Vous l’avez connu ?

Manu Dibango : Oui, il habitait ici, il était marié à une Française. Il jouait au Vieux Colombier, et à la pause on allait parler aux musiciens. Les
Noirs américains, c’était pas facile pour eux aux Etats-Unis. La France acceptait les Noirs. Les Français ont aimé le jazz. Pour Bechet, c’est lui qui a mis le saxo soprano à l’honneur. Avant, c’était un instrument qu’on utilisait seulement pour les fanfares. Personne ne jouait du saxo soprano dans un orchestre de jazz. Lui l’a utilisé et en a fait ce qu’il en a fait. J’ai eu la chance d’avoir connu tous ces gens-là dans les années 50 : les Juliette Gréco, Boris Vian, les Frères Jacques, Mouloudji, il y avait des poètes, et tous ces musiciens du jazz qui venaient, certains s’installaient ici, les Kenny Clarke, les Bill Coleman qui ont été à la création du jazz à Marciac…

Afrik.com : Sur votre album, la chanson "Petite fleur", pour ses paroles émouvantes, semble avoir été écrite par vous…

Manu Dibango : Ce sont les paroles ! Vous pouvez habiter une chanson, une chanson peut vous habiter. Les paroles sont belles, c’est à vous de les faire ressentir.

Le clip de "Petite Fleur"
 

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