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28.06.2008

Quand la France massacrait au Cameroun dans les années 60 

26-06-2008 (Le Jour)

En janvier 1971, Ernest Ouandié, dernier leader historique du parti est exécuté en place publique à Bafoussam. Après les assassinats de Um Nyobè puis de Moumié, il avait pris la tête de la lutte armée qui s´achève avec sa mort.Reste que, parmi les moments les plus forts de ce documentaire, figure ce qui relève de l´exploit, ici : quelques bribes d´images - et surtout de la voix, de cette incroyable voix, jamais entendue nulle part - du passage de Ruben Um Nyobe à l´Assemblée générale des Nations unies, en 1952.

Une décolonisation de feu et de sang

52 minutes d´un excellent documentaire français, diffusé lundi dernier, font revivre les souvenirs atroces d´un pays en souffrance radicale avec son histoire, ses héros.

Dans Le mouvement nationaliste au Cameroun (Khartala, 1986), Richard Joseph pose la question la plus radicale, la plus ultime et la plus angoissante à laquelle tonnes de productions écrites et audiovisuelles, d´hier comme d´aujourd´hui, ne cessent de se mesurer, avec des succès souvent improbables : "comment se fait-il qu´un pays où un mouvement nationaliste si large, si dynamique et progressiste s´était développé après la deuxième guerre mondiale, un pays qui nourrissait une tradition anticolonialiste si forte depuis le début de la domination allemande, ait pu accéder à l´indépendance
avec un régime et une direction qui avaient si peu de points communs et s´inspiraient si peu de ce passé vibrant ?"
Le formidable film-documentaire diffusé lundi dernier sur France 5 constitue à cette interrogation, à la fois un résumé, mais aussi une tentative de réponse, une reformulation, une extension, une reconstruction historiographique hors du commun. 52 minutes sur un support plutôt inhabituel pour ceux qui s´intéressent à l´histoire du Cameroun. On sait en effet les images fort rares, aussi bien sur la période ancienne que contemporaine, sur les principaux moments qui ont marqué de façon unique la construction de la mémoire collective.

En cela, nul doute, le travail de Gaëlle le Roy et d´Osouf, relève, en soi, de quelque chose de purement exceptionnel. Aussi bien pour l´idée même que pour l´outrecuidance qu´elles y ont consacré : des mois entiers de travail, des personnes débusquées au plus profond de leur cachette, des moyens et une patience importants à retrouver des images d´archives dont peu de Camerounais pourraient, à ce jour, ne serait-ce qu´imaginer l´existence. Le tout, couronné par un engagement qui se sent à travers la voix, le texte, à remonter un tant soit peu cette part d´ombre, de vérité cachée qui a toujours été fondamentalement constitutive de part ou toute de ce que l´on pourrait appeler l´identité camerounaise "moderne". Une part considérable de l´habileté de ce travail réside par ailleurs - et cela, en respect des canons universels du film-documentaire sur des faits d´histoire - dans la façon d´emboîter les témoignages d´aujourd´hui avec ceux d´hier, les acteurs locaux avec ceux de l´étranger, les gagnants et les perdants, les hommes de la forêt et ceux de la ville, dans une immense fresque qui parle une langue simple pour se faire entendre par tout le monde.

D´avoir débusqué Pierre Mesmer, dernier gouverneur colonial du Cameroun, quelques temps avant sa mort, sonne ainsi, en soi, comme l´une des plus grandes victoires de deux journalistes. Sans parler du visage de Jean Foyer, ministre français de la Coopération, entre 1960 et 1962 ; mais aussi des gens comme le général Pierre Semengue - dont on sait qu´il ne parle qu´extrêmement rarement, qui plus est, à la télévision - Abel Eyinga, la veuve du Félix Moumié, l´épouse de Ruben Um Nyobe, les professeur Kangue Ewane et Moukoko Priso et, en toute utilité, le "commandant" Woungly Massaga dont le témoignage, sur le coup, est d´une certaine onctuosité. A ces personnes, bien sûr, des manques qu´on ne peut éviter de relever : Philippe Gaillard l´un des plus fins connaisseurs français de cette période de l´histoire camerounaise ; mais aussi, bien entendu, des incontournables comme Achille Mbembe dont on rappellera, au passage, l´incontestable magistère qui est le sien sur l´énonciation et la problématisation de la trajectoire coloniale et post-coloniale du Cameroun.
Le travail est donc riche, fouillé, argumenté, balancé. Dans sa conceptualisation, le choix de ses thématiques et même dans le rythme de sa narration, on ne peut que sentir l´influence considérable qu´a eue, de bout en bout, l´auteur de La Naissance du maquis dans le Sud Cameroun (Khartala, 1989). Les familiers de ses ouvrages reconnaîtront inévitablement ses partis pris, ses engagements, sa force d´argumentation. Toute chose qui peut parfois donner un aspect idéologique, bien qu´incontestable, à l´ensemble. Il n´est ainsi pas de doute que les deux journalistes ont choisi de prendre fait et cause pour les faibles, les perdants, le "peuple camerounais", ces hommes et femmes dont la voix semble avoir été condamnée à jamais au silence par la fureur des armes. On ne peut dès lors que regretter que des personnes éminentes du genre de Jacques Foccart s´en soient allées, comme ça, sans laisser de traces audiovisuelles, alors même que leur emprise n´a jamais véritablement fait l´objet d´une exégèse ni historiographique, ni même véritablement journalistique.
Autre regret aussi, celui de n´avoir pas suffisamment enquêté sur le terrain, pour voir la survivance de cet "esprit" du nationalisme camerounais dont Achille Mbembe, dans Ecrits sous maquis (L´Harmattan, 1989) et aussi dans "Pouvoir des morts et langage des vivants" (Politique Africaine, Khartala, 1986), raconte avec son inimitable brillance, comment il a survécu de façon indicible dans la mémoire populaire du pays au fil des générations. Le documentaire fait peut-être, en cela, la part belle au passé et non pas assez aux conséquences de ce passé sur le présent. Il s´arrête sur Ahidjo, mais ne va pas assez loin en étendant le raisonnement pour établir la réelle continuité qui existe dans cette affaire, celle d´une unité de sens et de contenant, à ce que l´on peut appeler jusqu´à ce jour le "régime politique camerounais".

C´est sur ce point de raccord justement qu´il aurait peut-être fallu lire Victor T. Le Vine (Le Cameroun, du mandat à l´indépendance, Présence africaine, 1984), Philippe Gaillard (Le Cameroun, Tome 1 et 2, L´Harmattan, 1989 ; tout comme Ahmadou Ahidjo, patriote et despote, Editions Jeune Afrique, 1992). Tout comme il aurait été éclairant de se référer à Jean-François Bayart, notamment dans son classique L´Etat au Cameroun (Presses de Sciences-Po, 1986), sans doute la meilleure restitution politiste imaginable de la consanguinité des dominations Ahidjo-Biya. Car, en se souvenant de toutes ces extensions possibles, on peut d´ailleurs en venir à se poser une question extrême, celle de se demander à quoi servent tous ces faits historiques si on ne les remet pas dans leur indépassable perspective, celle de savoir de quel poids ils ont par la suite pesé dans la minutieuse destruction du Cameroun. D´où, tout l´intérêt de la question originelle, celle de Richard Joseph ; d´où l´intérêt qu´il y a également, ontologiquement, à envisager la poursuite d´une telle ouverture, pour tenter de creuser davantage une question qui n´a pas encore fini de révéler tout son suc.

Reste que, parmi les moments les plus forts de ce documentaire, figure ce qui relève de l´exploit, ici : quelques bribes d´images - et surtout de la voix, de cette incroyable voix, jamais entendue nulle part - du passage de Ruben Um Nyobe à l´Assemblée générale des Nations unies, en 1952. Des images exceptionnelles et terriblement poignantes. Et aussi, le témoignage de Pierre Mesmer, d´un cynisme foudroyant, racontant avec l´aplomb d´un dentiste, comment il avait décidé, au temps de son pouvoir au Cameroun, de liquider le leader de l´Upc, dès lors que celui-ci se mettait "hors-la-loi" et comment, pour lui, l´utilisation du napalm dans les villages de l´Ouest, pour exterminer des dizaines de milliers de populations n´était qu´un "détail". Il y a également un passage très accrocheur d´Ahmadou Ahidjo, tout frais et presque beau à l´époque, faisant l´immodeste en racontant comment sa campagne pour "écraser" les "foyers de désordre" avait été "couronnée de succès" ; sans parler de Pierre Semengue dont on apprend qu´il faisait partie des militaires chargés d´en découdre avec Ernest Ouandié dans ces maquis de l´Ouest dont quelques spécialistes affirment qu´il aurait conduit à au moins 300 000 morts.
Tout cela est parsemé d´images très dures qui en disent long, à ceux qui ne se nourrissent pas assez à la cruauté de leur passé, sur l´exorbitante brutalité avec laquelle l´idée même du nationalisme camerounais a été défaite. Des têtes de morts décapitées, des personnes fusillées, des corps amputés, des scènes extravagantes. On est intensément saisi de terreur au regard du prix auquel les slogans actuels de "paix", de "démocratie apaisée", de "lutte contre la corruption" et de "lutte contre la pauvreté", entre autres, sont malicieusement construits. On regarde tout cela et on se dit qu´il y a bel et bien un bourbier dont on ne sera pas prêt de sortir, tant que ne s´effectuera pas un minimum de travail de mémoire, exigeant de chacun qu´il fasse un retour vers les enchantements, mais surtout les drames qui le constituent. C´est la raison pour laquelle, rien que pour cet aspect des choses, le travail qu´on fait ces deux journalistes françaises est quelque chose de grandiose, qui mérite largement soutien, reconnaissance, promotion, mais aussi débats et contre-arguments, développements, rallongements, approfondissements.

Car l´histoire du Cameroun n´a malheureusement que le visage d´une clairière en pleine forêt : tant de choses à défricher, tant de choses à savoir, à analyser, à soupeser, à contrebalancer. Trop peu d´écrits sérieux, alors même qu´il existe tant d´acteurs importants, quelques uns souvent vivants, beaucoup ayant été laissé partir - Jean Fochivé, Senga Kuo, Paul Soppo Priso, Ahmadou Ahidjo, Gilbert Andzé Tsoungui, Sadou Daoudou, Sabal Lecco, Salomon Tandem Muna, Ayissi Mvodo, Samuel Eboua - sans que personne ne se donne la peine de les resituer dans l´historiographie, comme d´autres, ailleurs, le font avec leurs héros et leur bannis. Toute chose qui indique, de façon effrayante, le rapport qui a fini par être développé avec la vérité : comme le décrit, en le dénonçant, Achille Mbembe, les Camerounais ont bel et bien fini par renoncer à la construction de leur histoire, préférant largement abandonner à l´Etat, la production d´un savoir qui, dans l´essentiel, est posé sur le mensonge, la destruction, la dissimulation, l´indistinction entre le bien et le mal. Le conflit est si brutal qu´il a fini par rester comme inscrit dans une sorte de malédiction tendant à faire en sorte que les écrits et les références les plus poignantes sur ce qui concerne les Camerounais ne vient presque catégoriquement que de l´étranger, produit par des étrangers.
Tout cela, parce que la puissance publique s´est arrogé le droit exclusif de gérer le savoir historique de la société camerounaise et que les Camerounais y ont benoîtement consenti. Le savoir légitime est celui de la Crtv, de la soupe informationnelle des "journaux" parlés et télévisés, de même que de Cameroon Tribune. A l´autre extrémité, on demande de s´en tenir à l´oubli, à la dénégation, à une sorte de conscience a-historique, atemporelle. Vivre de bêtise et aller loin : manger, boire et dormir. Heureusement qu´il y a quelques héros anonymes pour refuser un tel pacte criminel, et réclamer que demain se construise au stricte respect de que hier a construit comme petitesse et comme grandeurs.

Serge Alain Godong
" Economiste "


Deux cinéastes françaises lèvent le voile sur la très violente vraie fausse indépendance à laquelle le Cameroun a accédé le 1er janvier 1960.
C´est un manifeste contre l´amnésie, une mise au clair qui gênera dans quelques milieux, mais dont la majorité devra se réjouir.

Des essais de Mongo Béti et des recherches de Achille Mbembe restées relativement confidentielles avaient certes ouvert le chemin, mais jamais encore à l´écran, elles n´avaient eu l´écho mérité. Gaëlle Le Roy et Valérie Osouf comblent enfin le vide et restituent avec force une des pages les plus sombres et les moins connues de la colonisation française en Afrique.
En 1948, l´Union des populations du Cameroun (UPC) voit le jour à Douala. Au fil des années qui vont suivre, menée par Ruben Um Nyobè, tribun autodidacte et nationaliste intègre, le parti va dominer la vie politique camerounaise. Sa principale revendication : l´indépendance du pays de la tutelle française. Ce que Paris ne veut pas lui concéder, contraignant le parti nationaliste à rentrer en rébellion. En janvier 1971, Ernest Ouandié, dernier leader historique du parti est exécuté en place publique à Bafoussam. Après les assassinats de Um Nyobè puis de Moumié, il avait pris la tête de la lutte armée qui s´achève avec sa mort.

Entre ces deux dates, le Cameroun - le pays bassa et le pays bamiléké précisément - a connu une guerre de libération, les massacres de civils, les déplacements forcés, les camps, les villages rasés, les tortures, les viols, les bombardements au napalm et surtout une indépendance fantoche le 1er janvier 1960. Ahmadou Ahidjo qui accède au pouvoir est un roi sans couronne, porté à bout de bras par Paris dont il est le fondé de pouvoir en place à Yaoundé.
Toutes ces exactions ainsi que les assassinats de nationalistes ont été mené par ou sous la supervision des autorités françaises. Le nombre de victimes auquel on n´a jamais accordé le privilège d´un véritable décompte varie entre 30 000 et 500 000 morts. Pourtant de tout cela, en France notamment, il n´est (presque) jamais question. Nul manuel scolaire n´y fait allusion. Les médias sont muets. Au Cameroun, la chose est à peine différente. Au début des années 80, Achille Mbembe, jeune étudiant est contraint à l´exil pour avoir défié l´interdit en consacrant et dédiant un travail à Ruben Um Nyobè. L´amnésie se porte bien.

C´est à cette amnésie fort bien entretenue depuis plus d´un demi siècle que le documentaire de Gaëlle Le Roy et Valérie Osouf s´oppose. Mieux, il offre comme jamais auparavant à l´écran, les récits d´acteurs privilégiés avec lesquels on remonte, l´estomac parfois noué, le fil d´une histoire sans doute doublement douloureuse parce que niée. Dénégations où le pathétique le dispute à l´imposture comme lorsque Pierre Messmer, ancien premier ministre et haut-commissaire français au Cameroun (1956-1958) écarte ou minimise d´un air gêné l´accusation d´utilisation du napalm par l´armée française; " ce n´était rien ", juge-t-il agacé ; comme un écho au tristement fameux " ce n´était qu´un détail de l´histoire " de Jean-Marie Le Pen à propos des chambres à gaz nazies où furent massacrés les juifs pendant la seconde guerre mondiale.
Il y a aussi cette scène poignante où l´on perçoit chez Marie Njock Nyobè, la veuve du nationaliste, la lassitude et l´indicible souffrance qui l´accompagne. Elle qui le 10 septembre 1958, perd son époux (abattu à bout portant) et sa mère (égorgée par la soldatesque coloniale). Digne et touchante, elle refuse de replonger une fois encore en ces terres de souffrances qu´elle n´a en vérité jamais quitté.

Des souffrances, il en est souvent question, de manière pudique mais toujours si forte. Car il y a dans ce documentaire l´effort de dire sans trop en faire, de faire comprendre davantage que d´émouvoir. La narration des drames africains si souvent enveloppée d´une épaisse couche d´images et de propos destinés à faire larmoyer échappe pour une fois à ces travers, sans perdre pour autant sa dimension humaine.
Il faudrait encore signaler la grande présence parmi les interviewés de camerounais, chercheurs et acteurs de l´époque notamment. Il est simplement inhabituel que des africains aient en priorité la parole sur leurs propres drames. Ce n´est pas le moindre des mérites de ce documentaire que de s´opposer à cette autre écriture dominante de l´histoire.

Cameroun autopsie d´une indépendance est à divers titres un voyage nécessaire à entreprendre sur une page occultée de l´histoire du pays, sans laquelle les drames d´aujourd´hui restent largement incompréhensibles. Et si d´aventures, au bout de ces 52 minutes, un filet de larmes vous échappe, c´est qu´alors peut-être vous aurez réalisé qu´en lieu et place du sinistre Ahmadou et de l´insignifiant Paul Biya, le Cameroun aurait pu (dû) hériter de l´héroïque Ruben. Une dramatique erreur de casting qui ne doit rien au hasard et beaucoup à Paris.

André-Michel Essoungou

© 2008 Quotidien Le Jour
 

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