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01.02.2011

SCHISME DE 1814, MYTHE OU REALITE 

Une autre page de notre auguste assemblé vient de se refermer avec la clôture de cette édition du Ngondo 2010. Différente des autres, cette édition a vu, 6 mois avant sa tenue, la parution de deux ouvrages dont le contenu de l’un est lié à la naissance du Ngondo. Ignorant complètement le contenu de cet ouvrage qui remet en question l’origine que l’on attribut aujourd’hui au Ngondo, l’auteur de ces parutions en suscitant le débat ici veut que les fils Sawa s’intéressent de près à cet évènement (le schisme) qui est considéré comme au centre de la naissance de cette institution. Car bien analysé, il pourrait amener les dirigeants de cet assemblé à reconsidérer leur position quant à la date naissance et l’origine que les chercheurs en histoire donne aujourd’hui au Ngondo. 

A ce jour, plusieurs récits sur l’histoire des berges du Wouri nous sont parvenus. Mais, celui sur le duel entre Ngando et Belè a l’avantage de nous rapporter les échanges des concernés eux-mêmes. Riche en révélations, il peut apporter sur des questions telles que  la naissance du Ngondo, la présence ou non du groupe Basa sur les bords du Wouri à l’époque du duel, l’identité de Ngando, de Kul (Nku) et autre…

De peur que la version Basa n’influence nos conclusions, nous aimerions qu’elle soit lue en fin d’étude, pour comparaison. Elle sera donc présentée ici en dernière position.

Selon l’histoire officielle, en 1814, la famille Douala se serait disloquée pour donner naissance à deux royaumes connus aujourd’hui sous les noms Akwa et Bell. Sur la place des opérations, l’histoire est restée muette quant à la présence Basa pourtant majoritaire à cette époque. Ce qui suscite des interrogations. Plus grave, tous les historiens qui s’intéressent à l’histoire des berges du Wouri passent sous silence le mobil de ce duel. 

A coup sur, une lecture minutieuse des différentes versions de ce récit nous apportera des réponses sur cette époque cruciale des berges du Wouri.

Version Douala (IBB) repris par René Bureau:

Autrefois Bonadoo et Bonabela étaient réunis. Il n’y avait pas de  palabre. La chèvre et son enfant ont mangé la même herbe. L’histoire que vous allez entendre a encore ses répercussions aujourd’hui. Quelquefois en marchant, les Douala avaient l’habitude de parler une langue étrangère. Mais les notables n’aimaient pas cette habitude. Quand Beri ba Doo prit le commandement de tout le pays, les notables organisèrent une réunion de toute la population. Tout le monde fut d’accord pour dire qu’il ne fallait plus parler cette langue étrangère dans la ville de Douala. Ngandu à Kua chanta une chanson ; cette chanson est adressée au Kurungu : « Kurungu tu t’es habillé comme un guerrier. Et qui as-tu tué ? Tu dis que tu ne prends plus part à la société des Douala ». Et Beri ba Dôo était assis. Il entendit Ngandu à Kua chanter cette chanson. Il se fâcha car il comprenait le motif. Beri ba Dôo se fâcha contre Ngandu « Tu es là debout, comme ça tu es déjà un homme mort. Je te tue, moi moi Beri ba Dôo. Je te tue, je resterai dans la mer de Douala. Rien ne peut agir contre moi. Penses-tu que c’est parce que nous sommes de l’autre côté de la mer que tu peux parler ainsi ? Ngandu répondit : « j’ai un esclave comme toi chez moi. C’est un étranger né dans une famille d’esclave, un fils comme toi, qui n’est pas né dans la famille propre, un fils qui te ressemble… ». Beri ba Doo lui cria : « jure au nom de mon père Doo la Makongo et je te tuerai tout de suite. Je te répète encore : si tu jure au nom de mon père Doo la Makongo ma Ngane Njoh Mapoka, je te tue tout de suite… » Beri était assis sur un siège de fils. Il frappa des pieds par terre et répéta encore ce qu’il venait de dire. Ngandu ne dit rien. Les hommes âgés qui étaient  là virent que Bellè était trop fâché et ils commencèrent à le consoler : « notre père, asseyez vous, ne vous occupez pas de Ngandu car vous êtes supérieur à lui… » Beri reprit son calme. Il se rassit. Ngandu se rassit aussi. Mais on lui dit de se taire dorénavant. Après la réunion, chacun se rendit chez lui. La conclusion de l’histoire est celle-ci : on ne doit plus entendre aucun Douala parler une langue étrangère dans la ville de Douala. Sauf lorsqu’un étranger vient rendre visite sans connaitre la langue Duala. Revenu chez lui Ngandu prit le tambour d’appel pour appeler tout ceux qui habitaient aux environs, de son côté du fleuve. Il leur demanda : «  avez-vous vu ce qui s’est passé entre moi et Beri ? » ils dirent oui. Il dit ensuite : « maintenant je divise la famille. Que tous ceux qui habitent de l’autre côté de la rivière s’appellent Bonanjô et nous autres, nous appellerons Bonakuo». A cette époque la rivière n’avait pas encore reçu le nom de Ngondo. Ngandu ajouta : « s’il y a une histoire de l’autre côté, nous n’irons pas. Si nous avons une affaire chez nous, nous la réglerons nous mêmes ». C’est à cette époque que se fit la séparation entre Bonadoo et Bonabela. Chacun partit chez soit. L’histoire fut répandue dans tout Douala. Beri organisa une grande réunion, dans une île là où il y a du bon sable. Beri ba Doo n’était pas là lui-même. C’est son fils qui était au pouvoir, Bebe à Beri. On chercha si Ngandu avait vraiment motif pour séparer la famille. Il fut reconnu qu’il avait tort. Beri se leva et il dit : « puisque Ngandu à Kua à déjà divisé la famille quelle le reste. On ne doit plus faire de réunion dans la ville. Il faut les faire ailleurs pour que les femmes ne puissent entendre. Le lieu choisi pour les réunions futures porta le nom de Ngandu

Pour apprécier ce récit à sa juste valeur,  nous nous devons d’abord d’aller à la recherche de l’identité du groupe qui gouvernait les berges du Wouri à l’époque des faits. La résolution de cette énigme étant d’une importance capitale, la langue au centre du problème ici peut nous aider dans cette quête. Malheureusement, la version IBB est restée muette à son sujet. Ne se limitant pas à cela, certains passages de cette version ont même été tronqués. En voulant imposer ici la langue Douala, Belè ne se présente-t-il pas comme un défenseur de la société Douala ? Mais pourquoi Ngando le traite comme celui qui ne veut plus faire partie du groupe Douala ? Ne trouvez-vous pas que la question, « tu dis que tu ne prends plus part à la société des Douala », de Ngando ne tient pas la route ? Preuve de sa falsification ?  C’est à ce moment que retrouver la langue ici au centre du problème devient capital.

Comme pour voler à notre secours, René Gouellain, plus explicite que René bureau dévoile, dans sa version à lui, l’identité de la langue au centre du litige. Il relève :

« C’est sous le commandement  de bellè ba Doo que les descendants de Kouo Mapoka rompirent avec les descendants de Njo Mapoka. Selon la tradition ‘’I.B.B.’’, ‘’ auparavant les Bonadoo et les Bonambela étaient ‘’une même chose’’. Mais un jour, on commença  de parler dans la tribu une langue étrangère, ‘’le basa’’. Les Akwa, en effet s’exprimaient entre eux en cette langue, obligeant les Bonadoo à faire autant quand ils s’adressaient à eux »1.

(1)- René Gouellain « Douala, ville et histoire » paris. P. 73

La langue au centre du problème ici serait donc le Basa ? Or, dans sa position de langue d’accueil, le Basa ne pouvait être taxé de langue étrangère sur les berges du Wouri. C’est le lieu de revenir sur la question de Ngando qui ne pouvait être posé qu’en ces termes : « tu dis que tu ne prends plus par à la société des Basa ?». Et là, le mobile du conflit s’expose de lui-même, expliquant les enjeux et les autres propos de Ngando. 

En disant alors, « j’ai un esclave comme toi chez moi. C’est un étranger né dans une famille d’esclave, un fils comme toi, qui n’est pas né dans la famille propre, un fils qui te ressemble… », Ngando ne fait-il pas allusion à la petite histoire qui entoura la gestation de Belè (connue de tous) et à l’origine Bonambèdi des Bonadôo ? En tenant ce genre de propos, Ngando ne fait-il pas référence ici à son appartenance au groupe Basaa dont Dôo fait lui aussi partie mais qui, au lendemain de son ascension au sommet de la hiérarchie sociale semble la renier en cherchant à imposer sa langue d’origine (étrangère) comme langue commerciale dans une société Basa ? Si Belè était donc Basaa d’adoption et Ngando, Basaa de souche, tous deux membres de la société Basaa, de quel schisme parle t’on ici en 1814 dont Ngando serait à l’origine ? Car, il est clair ici que exploitant à fond sa position de leader du moment, c’est Belè qui, voulant changer la société Basa en société Bonambèdi, trouvera Ngando sur son chemin. Il était donc question en 1814, de la mise en quarantaine d’un apprenti despote et le retour à la normale  des choses. 

Ce récit ne peut être comprit que si l’on prend les communautés qui occupaient à cette époque sur les berges du Wouri comme faisant partie d’une même société au sein de laquelle toutes  les composantes étaient parfaitement intégrées. C’est le lieu de relever  qu’en accord avec les coutumes Basa, tout Nlolo (descendants d’étranger) à la troisième génération pouvait postuler à tous les postes de responsabilités du groupe. Chef de lignage Bonambèdi du plateau Joss, Dôô la Makongo était de la 4e génération et le plus âgé de ce plateau. Il devint donc le tout premier Basaa d’origine Bonambèdi à assumer cette fonction. Mais, il a des ambitions ; il veut contrôler toutes les berges du Wouri. Profitant de l’instabilité qui prévaut depuis la mort du Roi Mapota (Manoba), du soutient d’une fraction Bodjongo et de la complicité de quelques commerçants Européens, Dôô s’impose à la direction des berges du Wouri. Lorsque son fils lui succède, il suit les pas de son père. D’où sa mise en quarantaine. 

Après lecture de la version Basaa, nous attendons de vous des réactions objectives et sincères, seul gage d’une bonne réécriture de l’histoire de notre ville.

Version Douala (IBB) repris par René Bureau:

Autrefois Bonadoo et Bonabela étaient réunis. Il n’y avait pas de  palabre. La chèvre et son enfant ont mangé la même herbe. L’histoire que vous allez entendre a encore ses répercussions aujourd’hui. Quelquefois en marchant, les Douala avaient l’habitude de parler une langue étrangère. Mais les notables n’aimaient pas cette habitude. Quand Beri ba Doo prit le commandement de tout le pays, les notables organisèrent une réunion de toute la population. Tout le monde fut d’accord pour dire qu’il ne fallait plus parler cette langue étrangère dans la ville de Douala. Ngandu à Kua chanta une chanson ; cette chanson est adressée au Kurungu : « Kurungu tu t’es habillé comme un guerrier. Et qui as-tu tué ? Tu dis que tu ne prends plus part à la société des Douala ». Et Beri ba Dôo était assis. Il entendit Ngandu à Kua chanter cette chanson. Il se fâcha car il comprenait le motif. Beri ba Dôo se fâcha contre Ngandu « Tu es là debout, comme ça tu es déjà un homme mort. Je te tue, moi moi Beri ba Dôo. Je te tue, je resterais dans la mer de Douala. Rien ne peut agir contre moi. Penses-tu que c’est parce que nous sommes de l’autre côté de la mer que tu peux parler ainsi ? Ngandu répondit : « j’ai un esclave comme toi chez moi. C’est un étranger né dans une famille d’esclave, un fils comme toi, qui n’est pas né dans la famille propre, un fils qui te ressemble… ». Beri ba Doo lui cria : « jure au nom de mon père Doo la Makongo et je te tuerai tout de suite. Je te répète encore : si tu jure au nom de mon père Doo la Makongo ma Ngane Njoh Mapoka, je te tue tout de suite… » Beri était assit sur un siège de fils. Il frappa des pieds par terre et répéta encore ce qu’il venait de dire. Ngandu ne dit rien. Les hommes âgés qui étaient  là virent que Bellè était trop fâché et ils commencèrent à le consoler : « notre père, asseyez vous, ne vous occupez pas de Ngandu car vous êtes supérieur à lui… » Beri reprit son calme. Il se rassit. Ngandu se rassit aussi. Mais on lui dit de se taire dorénavant. Après la réunion, chacun se rendit chez lui. La conclusion de l’histoire est celle-ci : on ne doit plus entendre aucun Douala parler une langue étrangère dans la ville de Douala. Sauf lorsqu’un étranger vient rendre visite sans connaitre la langue Duala. Revenu chez lui Ngandu prit le tambour d’appel pour appeler tout ceux qui habitaient, aux environs, de son côté du fleuve. Il leur demanda : «  avez-vous vu ce qui s’est passé entre moi et Beri ? » ils dirent oui. Il dit ensuite : « maintenant je divise la famille. Que tout ceux qui habitent de l’autre côté de la rivière s’appellent Bonanjô et nous autres, nous appellerons Bonakuo». A cette époque la rivière n’avait pas encore reçu le nom de Ngondo. Ngandu ajouta : « s’il y a une histoire de l’autre côté, nous n’irons pas. Si nous avons une affaire chez nous, nous la réglerons nous mêmes ». C’est à cette époque que se fit la séparation entre Bonadoo et Bonabela. Chacun partit chez soit. L’histoire fut repandue dans tout Douala. Beri organisa une grande réunion, dans une île là où il y a du bon sable. Beri ba Doo n’était pas là lui-même. C’est son fils qui était au pouvoir, Bebe à Beri. On chercha si Ngandu avait vraiment motif pour séparer la famille. Il fut reconnu qu’il avait tort. Beri se leva et il dit : « puisque Ngandu à Kua à déjà divisé la famille quelle le reste. On ne doit plus faire de réunion dans la ville. Il faut les faire ailleurs pour que les femmes ne puissent entendre. Le lieu choisi pour les réunions futures porta le nom de Ngondo

Pour apprécier ce récit à sa juste valeur, nous sommes obligé d’allez d’abord à la recherche de l’identité du groupe qui gouvernait les berges du Wouri à l’époque de ces faits. La résolution de cette énigme étant d’une importance capitale, la langue au centre du problème ici peut nous aider dans cette quête. La version Douala étant restée muette à son sujet, nous avons fait appelle  à René Gouellain qui, dans sa version à lui rapporte :

 « C’est sous le commandement  de bellè ba Doo que les descendants de Kouo Mapoka rompirent avec les descendants de Njo Mapoka. Selon la tradition ‘’I.B.B.’’, ‘’ auparavant les Bonadoo et les Bonambela étaient ‘’une même chose’’. Mais un jour, on commença  de parler dans la tribu une langue étrangère, ‘’le basa’’. Les Akwa, en effet s’exprimaient entre eux en cette langue, obligeant les Bonadoo à faire autant quand ils s’adressaient à eux »1.

Une fois la langue au centre du problème identifier, il devient possible pour un chercheur dépassionné de faire une lecture objective du passé des berges du Wouri. Je compte sur votre sens élever de patriotisme. Bonne analyse et conclusion.

Version Basa :

 «…Voulant à tout prix imposer la langue Douala, alors proposée par les commerçants européens comme langue commerciale, Belè convoqua une réunion qui se tint au palais de son feu père. Après avoir exposé le but de la réunion, Ngando Kul (Ngand’Akwa) entonna une chanson en Basa sa langue, cette chanson était adressée au Kurungu : « Kurungu tu t’es habillé comme un guerrier, et qui as-tu tué ? Tu dis que tu ne prends plus part à la société des Basa ».

En effet, Ngando remettait en cause la légitimité de Belè à commander toutes les berges du Wouri. Ce qui fut par ce dernier considéré comme un affront qui le courrouça au point qu’il menaça de mort, l’intrépide Ngando : 

« Tu es là devant moi, tu es déjà un homme mort, je vais te tuer moi, moi, moi Belè ba Dôô et je resterai le seul maître du Wouri. Penses-tu que c’est parce que nous sommes de l’autre côté du fleuve (Bonaberi) que tu oses me parler ainsi ? Ngando répondit : « j’ai un esclave comme toi chez moi. C’est un étranger né dans une famille d’étrangers, un fils comme toi qui n’est pas né dans sa famille propre, un fils qui te ressemble ». Rouge de colère, Belè cria : «  jure que je ne suis pas né des œuvres mon père. En tout majesté, Ngando répondit en le regardant droit dans les yeux : « je ne mâche pas mes mots ». Belè cria à nouveau : «  jure devant tout le monde ici que je ne suis pas un fils de mon père et je te tue tout de suite ». Se regardant les yeux grands ouverts, un calme de cimetière s’abattit dans la salle. Voyant que Ngando ne démord pas, Belè se rassit. Immédiatement Ngando sortit de la salle en tirant les pieds par derrière. Sitôt rentré chez lui, il convoqua tous les chefs de la rive gauche et les informa de sa décision irrévocable de circonscrire le règne de Belè sur la rive droite du Wouri, ne tenant pas compte de ce que penseraient ses protecteurs. Du fait que Ngando Kul était soutenu par la majorité du peuple, les décisions par lui prises furent, sans aucune réserve, acceptées de tous.  À partir de ce jour, les administrés de Belè furent appelés Bonadôo. Quelques temps après, Belè convoqua une grande réunion de conciliation. Ngando Kul ne s’y présenta guère, Belè n’ayant pas retiré ses menaces de mort à son encontre, telle que prononcée au cours de la précédente assemblée.

L’absence de Ngando Kul fit échouer cette assise. Les concertations prédominèrent et la sagesse semblait alors prendre le dessus, pour aboutir à la programmation d’une réunion concertée sur un site neutre indiqué par Ngando ; le site de Ngondo. Indisponible, Belè fut représenté par son fils Bebe. Mais, la réunion se solda par un échec car, Ngando campa sur sa décision ».

http://fr.mg41.mail.yahoo.com/dc/launch?.gx=1&.rand=esg84h435eaai#_ftnref1">[1] - Jean Vanesson « les Hollandais sur la côte Ouest Africaine.

http://fr.mg41.mail.yahoo.com/dc/launch?.gx=1&.rand=esg84h435eaai#_ftnref2">[2]-  Olivier Dapper « La description des clés de l’Afrique », Amsterdam, 1666, et La description des îles, 1668-1670.

 Article Ecrit par : EKWE Roger Mardochée (De Logbessous)



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